Le cynorrhodon, une perle gorgée de vitamines A et C

En Ayurveda, l'Amalaki, le groseillier indien est l'un des meilleurs toniques existants pour lutter contre la fatigue, l'anémie et bien d'autres choses encore. C'est le champion incontestable de la teneur en vitamine C. Son seul problème, à mon avis, est de pousser à des milliers de kilomètres d'ici alors qu'à portée de mains s'offrent à nous des milliers de petites grenades gorgées de soleil et d'énergie : les cynorrhodons. 

 

Nous voilà rentrés au coeur de l'hiver. Les dernières fleurs et feuilles s'en vont rejoindre la terre. Et si l'on est attentif, se devinent ici et là quelques fruits pourpres, ceux de l'Eglantier,  tels des friandises en grappe au milieu des épines attendant d'être cueillies.  Arrivé à maturité dans le courant du mois d'octobre, le fruit reste accroché aux rameaux durant tout l'hiver, disponible pour diffuser ses bienfaits jusqu'à la fin des gelées.

 

En effet, les fruits de ce rosier sauvage ont emmagasinée toute l'énergie du soleil pendant l'été pour nous l'offrir quand la lumière et la vitalité sont au plus bas. Le cynorhodon est à la fois gorgé de carotène, qui se transforme dans notre organisme en vitamine A, et de vitamine C laissant loin derrière lui, le kiwi et les oranges*.

La vitamine A est une substance nécessaire à la vitalisation de l'oeil et à la bonne santé de la rétine. En cette période hivernale avare en lumière, le cynorhodon possède le secret d'améliorer notre vision nocturne. Elle apporte aussi à la peau de quoi assurer son renouvellement et sa protection. La vitamine C présente dans ce petit fruit est mystérieusement protégée car il est en effet possible de cuire sa chair acidulée sans la dégrader. Le cynorhodon se consomme de préférence cuit ou séché en infusion.

 

Alors à vos gants, vos casseroles pour transformer ces petites merveilles en une confiture au goût de pomme acidulée.

Pour ma part, j'ai décidé d'enlever les graines avant de les cuire, le temps d'une longue et joyeuse méditation de gratitude envers la Nature. 

 

Les bienfaits du fruit séché, en confiture ou infusion**

Système immunitaire

- Il augmente la résistance de l'organisme aux maladies infectieuses, grippales, de refroidissements hivernales

- Il dissipe les états de fatigue

- Améliore l'assimilation du fer

Peau et muqueuse

- Il renforce la résistance de l'épiderme et favorise sa régénération

Yeux 

- Il entretient la santé de l'oeil et particulièrement la rétine

- Il améliore la vision nocturne et diminue les risques de dégénérescence maculaire

 

Les besoins journaliers 

2 à 3 fruits dans une infusion ou une cuillière à café de confiture chaque matin

  

* teneur pour 100g en vitamine C  -  amalaki : 720 mg - cynorhodon : 426 mg - cassis : 200 mg - kiwi : 93 mg - orange : 53 mg

** source : La signature des plantes - Claire Bonnet - Editions Le courrier du livre

 

Complémentation en vitamine D pour la prévention de la contamination par le coronavirus

Par le Dr Jacques Vigne

 

Arguments scientifiques et posologie

         

Le 26 février a été annoncé le premier cas de décès du coronavirus en France, à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris, un établissement pourtant connu pour être capable de gérer des cas graves. Le Président a visité ce matin un service de réanimation de la Salpêtrière. Le chef de service en a profité pour se plaindre à lui des restrictions budgétaires pour la Santé publique et de la chute de qualité des soins à de multiples niveaux.

 

        J’ai fait une recherche récente sur l’activité antivirale de la vitamine D, qui est donc prouvée pour les virus avec enveloppe, un groupe dont fait partie le coronavirus. Disons d’emblée que l’intérêt d’une complémentation en vitamine D n’est pas à la place, mais en plus des mesures de bon sens en cas d’épidémie, mesures qui sont diffusées dans de nombreux médias : éviter les grands rassemblements, se laver les main souvent, rester chez soi et à l’écart des gens autant que possible, et bien sûr encore plus  si on commence à avoir des symptômes de la maladie, fièvre ou sensation fébrile, toux, éternuements etc. Une action simple mais moins connue est de se laver les narines trois ou quatre fois par jour avec de l’eau salée un peu chaude et dans laquelle on a mis du gros sel marin, gris, non raffiné. Cela nettoie non seulement une bonne partie des virus, mais aussi les allergènes qui fragilisent les muqueuses nasales et favorisent l’accroche du virus.

 

        On savait aussi depuis longtemps que la vitamine D était active contre le virus de la grippe ordinaire, et même certaines études ont montré qu’elle était plus active que la vaccination. De toute façon, on pense que l'élaboration d'un vaccin contre le coronavirus pourrait prendre de 8 à 10 mois[i]. Le mécanisme d’action contre les virus avec enveloppe, dont le coronavirus, est de stimuler deux peptides anti-viraux, le LL 37 et la bêta-défensine humaine (cf articles joints). On a déjà remarqué aussi que l'intensité des épidémies de grippe augmentait au fur et à mesure de la progression de l'hiver, et qu’elle est inversement corrélée au taux de vitamine D : plus la vitamine D baisse dans la population, plus l'épidémie de grippe se répand. On peut noter que l'épidémie de coronavirus s'est répandue surtout à partir de janvier en Chine qui est située dans l'hémisphère Nord, et où il y a donc l’hiver et la carence de vitamine D[ii],  Cela renforce l'utilité de cette prévention par la vitamine D. Je vous joins trois articles qui montrent l'activité de la vitamine D pour la prévention et comme adjuvant au traitement de l'infection virale. En fait, le coronavirus provoque plutôt moins de décès en proportion que la grippe ordinaire, mais il fait peur car il a une expansion rapide sur la planète, et risque donc quand même de tuer beaucoup de monde en valeur absolue.

 

        En pratique, on peut conseiller de prendre du Zymad D qui est disponible sans ordonnance. (Si on prend un quart d’heure de bain de soleil par jour, ou qu’on travaille pendant une ou deux heures par jour en short et débardeur par exemple, on n’a pas besoin de supplémentation, mais peu de gens font cela dans la vie citadine, même si le climat est ensoleillé). Si on ne prend pas régulièrement de la vitamine D3, il est mieux de prendre un flacon entier qui représente 100 000 UI (unités internationales), l’équivalent d’une ampoule d’UV dose, éventuellement 150000 UI si son poids dépasse 85-90 kg. Ensuite on peut poursuivre par une dose de 4000 ou 5000 UI par jour, sachant qu’une goutte fait 300 UI, cela fait environ 15 goutes par jour. Si on n’est pas exposé au soleil du tout et qu’on est en contact avec des patients potentiellement contaminants, on favorisera de nouveau une dose de 50000 UI. Certains diront que c’est trop, mais j’ai une amie qui, a la suite d’un cancer du sein, prend sur le conseil de son médecin depuis dix ans 10000 UI de vitamine D par jour, elle se porte comme un charme et n’a pas de rechute de son cancer. En effet, la vitamine D a aussi une action de prévention à ce niveau-là. De manière générale, même en dehors de période d’épidémie, il est important de prendre une dose d’entretien de vitamine D, environ 4000 UI par jour, regroupable en une fois par semaine, puisque la vitamine D est stockée par les tissus adipeux. Elle a de nombreux effets positifs, prévention ou traitement des infections bactériennes et virales, en particulier ORL, de l’hypertension, du psoriasis, de diverses formes de cancer, des maladies cardiovasculaires, du déclin cognitif, et on trouve régulièrement de nouveaux effets positifs : le dernier que j’ai appris était la facilitation de la reproduction des cellules au fond des villosités intestinales qui régénèrent la muqueuse et donc limitent la porosité intestinale, un trouble qui a lui-même des effets négatifs importants à long terme, inflammation, diabète, maladies cardiovasculaires et cancer. La vitamine D est la seule vitamine, on pourrait d’ailleurs dire également ‘hormone’, à avoir des récepteurs dans pratiquement toutes les cellules du corps. Si les récepteurs sont là, c’est qu’elle a une action sur ces cellules, même si on ne la connaît pas toujours. Pour éviter le risque d’hypervitaminose chronique, il est bon de vérifier environ une fois par an le taux de vitamine D et de calcium. L’hypercalcémie peut favoriser des troubles du rythme cardiaque et des calcifications des reins et des artères, mais c’est en cas d’hypervitaminose importante et prolongée.

 

        Pour aller plus loin, on trouvera mon article Soleil sagesse et vitamine Dsur mon site www.jacquesvigne.com vers le bas de la liste des articles et traductions de 2009, en bas de la page d’accueil. Il a été publié ensuite comme chapitre de mon livre Guérir l’anxiété(Le Relié, 2015) : j’y présente en parallèle les bénéfices physiques et neuropsychologiques de cette vitamine et je les mets en rapport avec l’importance donnée au soleil dans les religions anciennes, et encore dans l’hindouisme actuel ainsi que dans la culture moderne des vacances, avec le fort besoin d’aller passer ses vacances au soleil…

         Pour aller plus loin. Il y a de nombreuses sources Internet sur les bienfaits de la vitamine D, on pourra par exemple regarder pour se faire une idée :

https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=vitamine_d_ps

http://www.guide-vitamines.org/vitamines/vitamine-d/indications-therapeutiques-vitamine-d.html

https://www.allodocteurs.fr/alimentation/nutriments/vitamines/la-vitamine-d-une-vitamine-miracle_11465.html

 

         Par acquis de conscience, je vous mets la liste complète des effets secondaires de l’hypervitaminose D, mais il s’agit de prises relativement massives. Par le style de vie et le manque, par exemple, de vraie exposition au soleil comme des bains de soleil, on peut supposer clairement qu’il y a une carence en vitamine D et qu’il faut prendre une complémentation. Il y a certainement beaucoup plus de risques à ne pas prendre de complémentation que d’en prendre à doses modérées, comme indiqué ci-dessus.

 

Je remercie le Dr Daniel Salandre, ancien chef de clinique de gastro-entérologie au CHU Bichat de Paris et le Dr Eve Lefranc, ancienne chef de clinique de cardiologie au CHU de Bruxelles, d’avoir relu cette présentation et de m’avoir encouragé à la diffuser dans le grand public. Daniel reconnaît qu’en milieu hospitalier en particulier, on est fasciné par les médicaments forts, avec de lourds effets secondaires, comme les corticoïdes, les antibiotiques puissants ou la chimiothérapie, et on néglige les thérapies plus douces et de prévention. Il a décidé en fait pour lui-même, après notre échange, d’augmenter les doses qu’il prenait de vitamine D pour avoir une meilleure prévention en cette période d’épidémie.

N’hésitez pas à diffuser ce document chez vos amis et dans les réseaux sociaux. Cela aidera les gens.

 

 

 

[i]https://www.lci.fr/sante/vaccin-contre-le-coronavirus-son-elaboration-pourrait-prendre-huit-a-dix-mois-2144074.html

[ii]La météo pour le mois de janvier à Wuhan :

https://www.chinahighlights.com/wuhan/weather/january.html

« La météo : Le mois de janvier est marqué par des températures glaciales et de la neige. C'est le mois le plus froid. La température moyenne la plus basse de la nuit est de 0 °C (32 °F) et la température moyenne la plus élevée de la journée est de 8 °C (46 °F). Il fait très froid en raison de l'humidité élevée (77 %) et du vent. La sensation de froid est encore aggravée par le manque de chauffage dans de nombreux lieux publics. Il y aura probablement de la neige ou de la glace sur le sol. Les précipitations mensuelles totalisent 43 mm et la neige tombe environ 4 ou 5 jours par mois. »

 

Dos & yoga - vers un dos heureux - partie 3

> Un dos délié et des épaules ouvertes pour une nuque heureuse

Comme cette belle danseuse*, nous aimerions tous avoir un port de reine, des épaules libres et sereines. 

 

Or les épaules, la nuque, le haut du dos peuvent être le siège de nombreuses tensions, pincements, blocages… réduisant la liberté de mouvements de la tête et des bras.

 

Plus insidieusement, ces douleurs viendront probablement entraver notre élan à ouvrir nos bras pour embrasser pleinement la vie. Mais peut-être est-ce aussi le contraire ? Nos peurs, le stress et l'anxiété viennent s'incarner précisément dans nos épaules, nos mâchoires… Grisaille mentale qui devient grains de sable dans ces articulations d'une finesse et complexité incroyables.  

 

Dans ce troisième article, nulle envie de vous apporter des réponses toutes faites ! L'intention une fois de plus est de mettre en lumière les déséquilibres générés tant par nos postures du quotidien que par des gestes inadéquats ou des périodes de stress. Je ne vais pas rentrer dans tous les dysfonctionnements de l'épaule et du haut du dos, ils sont nombreux et dépassent mes objectifs et compétences. Je me contenterai de décrire la complexité des épaules et comment les utiliser avec la plus grande bienveillance et en prendre soin grâce au yoga.  

 

Si le yoga ne se substitue en aucun cas à la prise en charge par un professionnel de santé, sa pratique est extrêmement pertinente pour chasser les tensions du haut du dos, retrouver ou entretenir la mobilité des épaules. Les postures, le travail respiratoire, la relaxation sont une nouvelle fois une invitation à mieux connaître son corps, à découvrir son infini potentiel mais aussi à percevoir ses fragilités pour vivre avec plus de discernement. Un formidable voyage qui permet d'affiner notre conscience corporelle et révéler ce lien subtil entre corps et psyché.

 

* Maya dans le temple de Darasuram, photographiée par Dominique Guillemain d'Echon.  

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Dos & yoga - vers un dos heureux - partie 2

> A la recherche de la bonne cambrure lombaire pour une belle posture debout et assise

Posture de l'homme par excellence, la posture debout, dans nos contrées occidentales, semble s'être égarée sur le chemin de la modernisation et de la sédentarisation !


Ne plus savoir comment être debout de manière durable et confortable, ne plus savoir marcher avec naturel et souplesse, est-ce possible ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est bien ce qui nous est arrivé en quelques décennies !

 

Alors on compense tant bien que mal avec des corps qui fatiguent, une colonne qui ne sait plus où se trouve son axe, ses courbures, un peu perdue entre terre et ciel. 


La santé selon l'un des textes fondateurs de l'Ayurvéda* "est définie comme étant le fonctionnement équilibré des doshas, des tissus, du métabolisme, des enzymes, des déchets et l'état de satisfaction des sens, du mental et de l'âme." Sushruta Samhita Sutra 15 : 48. 

Si le yoga, quant à lui, n'a pas pour objectif la santé mais le développement spirituel, les yogis savent qu'un corps en bonne santé est une condition très aidante pour avoir un mental stable et in fine travailler au développement de l'esprit. Ainsi la posture selon Patanjali doit "être fermement établie dans un espace heureux."** Cet équilibre subtil entre fermeté et douceur est au coeur du hatha yoga et spécifiquement du travail postural.

 

On peut étendre cet aphorisme à toutes les postures de notre quotidien. On comprend en effet aisément qu'une colonne vertébrale au plus près de son axe, qu'un dos, des jambes goûtant à un bel équilibre entre souplesse et tonicité seront en bonne forme. Et si notre corps sait gérer les déséquilibres par de subtiles compensations, lorsque ces derniers se font trop importants, on peut aussi imaginer que les problèmes, les douleurs surgiront un jour au l'autre. Le hatha yoga par le travail de conscience corporelle, d'assouplissement et de tonicité, aide le corps à retrouver ses placements naturels et adéquats. Ces réajustements seront pour chacun singuliers. Parfois rapides, souvent plus longs car il faut du temps pour retrouver cette zone d'équilibre assurant au dos son bien-être et sa vitalité.


Cet article se propose aujourd'hui de venir éclairer plus particulièrement les problèmes du bas du dos résultant bien souvent d'un mauvais placement du bassin et donc de la cambrure lombaire. Une explication sur la posture assise viendra conclure l'article.

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Dos & yoga - vers un dos heureux

> Introduction

Depuis plusieurs années, j'accueille au sein de mes cours de yoga un certain nombre d'élèves souffrant du dos dont beaucoup témoignent au bout de quelques mois des bienfaits de la pratique. Le projet de cette série d'articles est de faire le point sur ma compréhension des bénéfices du yoga sur cette problématique touchant un large nombre de français. En apportant suffisamment d'éléments de réflexion et d'exemples de postures, j'espère permettre à chacun de mieux comprendre le fonctionnement de son dos et comment il lui est possible d'en prendre soin jour après jour.

 

Pourquoi le yoga ?

Le Hatha Yoga est une voie, un chemin vers l'équilibre entre l'ardeur (tapas) et le lâcher-prise (Īshvarapranidhāna). C'est par ce subtil équilibre entre tonicité et souplesse que le corps peut goûter à un "espace heureux" et permettre à l'esprit de cheminer vers plus de conscience et de plénitude.

 

Le yoga agit sur différents niveaux : le corps physique bien entendu mais aussi le système nerveux grâce au souffle. Au fil de la pratique, le yoga va éveiller et développer la conscience corporelle, le réveil de ce "témoin" comme on le nomme en yoga est essentiel. C'est lui qui nous dira si une posture, un geste sont erronés nous permettant de nous ajuster avant de nous faire mal. Encore plus profondément, le yoga engage une transformation psychique pouvant avoir une incidence positive sur des problèmes de dos qui sont parfois liées à notre attitude dans la vie.

 

Dans ce premier article vous sont données quelques clés de compréhension sur le mal de dos et quelques postures permettant de retrouver souplesse et mobilité tant dans le dos que dans les hanches. Quelques notions d'anatomie viendront conclure l'article.  La fiche des postures et une fiche aide-mémoire sont à télécharger à la fin de l'article. 

 

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